De la pilule au stérilet – mon expérience

Petit racontage de vie cette semaine et partage d’expérience sur mon changement de contraception. Pourquoi, comment ça c’est passé (jour J et mois suivants), quelles démarches j’ai fait et je recherche à travers ce changement… Voici un petit peu ce qu’il vous attend dans ce nouvel article.

Je suis bien consciente, messieurs, que cet article vous intéressera peu (voir pas du tout). Un soutien psychologique de son homme est selon moi très important lors de changement comme celui ci, qui de anodin pour une personne externe est en faite bien plus important de ça pour celle qui le fait. Je serai donc ravie de savoir qu’au moins l’un d’entre vous a lu cet article ou en a parlé avec sa compagne.
Après tout, un enfant se fait à deux, la contraception devrait aussi se faire à deux (à mon sens).

Disclaimer : Vous vous en doutez, je ne suis pas médecin et il ne s’agit donc pas là de conseils mais simplement d’un partage d’expérience. Chacun est different.e et seul votre médecin/ gynéco saura vous éclairer sur vos besoins.


Historique adolescence

Cette partie de ma vie n’a pas été de tout repos pour moi mais ce n’est pas le sujet. J’ai eu mes règles très tôt (11ans) et ai tout de suite été réglé ; mais à cet age, la contraception n’est pas encore le sujet.

Lorsque je me suis sentie prête j’ai décidé d’annoncer à ma mère que je voulais prendre la pilule (j’avais alors 17ans). J’étais consciente que je n’avais pas à avoir son aval pour aller au médecin mais il me semblait important de lui en parler. Je me souviens encore du malaise présent tout le long de cette discussion et aussi courte qu’elle est été, cela ma semblé des heures.pills-1354782__340

 

Pourquoi la pilule ? A ce moment là, c’était à ma connaissance la seule contraception adaptée à mon cas (ado, sans enfant, cherchant une contraception simple et surtout efficace).
Les cours d’éducation sexuelle ? Je n’en ai jamais vu la couleur que ce soit au collège ou au lycée et à la maison ce n’était pas non plus un sujet abordé.


Pourquoi changer ?

Avec ma pilule tout se passait plutôt bien, je n’avais ni plus ni moins de boutons qu’avant (concrètement quelques pics autour des règles et ça s’arrêtait là). Je n’ai pas non plus eu l’impression d’avoir pris du poids ou des seins. En faite à par prendre un comprimé chaque jour peu de chose avait changé…

Enfin c’est ce que je croyais. Après un peu plus de deux ans de prises, un déménagement,  beaucoup de remise en question et un bon de géant dans mon développement personnel (je vous en parle dans mes articles Improve Yourself) je me suis rendu compte que tout ne venait pas de ma situation précédente et que peut-être il fallait que je creuse en moi pour trouver des solutions.

C’est bien flou tout ça je sais, alors voici les principaux symptômes présents chez moi associé à la pilule :

  • baisse de libido
  • saut d’humeur
  • tendance à déprimer
  • nourriture émotionnelle très présente
  • texture du sang : plus visqueux (c’était l’instant glamour)

     

     

     

De plus je commençais à m’intéresser de près aux effets néfastes des hormones de synthèses sur l’organisme. N’étant pas assez calée sur le sujet pour vous expliquer tout cela sans erreur voici ici et des liens qui pourraient vous intéressez sur le sujet.
Attention, avec ces lectures je ne cherche en aucun cas à pointer du doigt les femmes qui utilisent la pilule et qui en sont ravie. Mon but est plutôt de les informer des dangers possibles pour qu’elles choisissent ensuite en pleine conscience et en connaissance de causes.

Le coté écologique de la chose a aussi été un argument, beaucoup plus léger certes, mais qui m’a tout de même traverser l’esprit lors de mon choix.


Passage au stérilet

Pour ne rien vous cacher, il a du s’écouler pas loin d’une année entre le moment ou j’ai décidé que j’allais passer au stérilet en cuivre et le jour ou j’ai enfin sauté le pas.

Ça a été une grosse barrière, je n’avais jamais été chez un gynéco (à si une fois pour accompagner ma mère alors enceinte, j’avais 9ans) et je dois bien avoué que l’idée d’être allongé les jambes écartées devant un.e inconnu.e m’était totalement inconfortable alors le vivre…
J’avais aussi très peur de la taille de la bête. Comme je vous ai dit je n’ai pas vraiment eu d’éducation sexuelle et donc n’avait aucune idée de taille (si ce n’est qu’un bébé peu en sortir… Pas très rassurant).

Sur les quelques mois précédent mon RDV, quand j’avais (enfin) décider de me jeter à l’eau, j’en ai d’abord parler à ma mère qui en a eu un. Étonnamment cette conversation s’est beaucoup mieux déroulé que celle avec la pilule et elle-même ne savait pas que le stérilet pouvait me convenir.

Ensuite il a fallu choisir un gynéco. Et oui ! J’habite en Angleterre, j’étais donc tiraillé entre le faire avec celui de ma mère ou en trouvé un sur place. Par la force des choses j’en ai choisis un sur place, ne pouvant pas facilement me redéplacer 2 mois après pour le rdv de suivis.

J’ai donc demandé conseil à une amie qui m’a orienté vers un cabinet. Elle a appelé pour moi, le RDV était pris, j’y allait deux semaines après. (et là gros moment de panique « quoi que deux semaines ah euh oui d’accord ok » – habituée aux 3 mois d’attente en France c’est 15 petits jours m’avait surprise).

Quand on me dit que ça sera 2 mois plus tôt que dans mes pensées
Quand on me dit que ça sera 2 mois plus tôt que prévus dans ma tête…

Les Rendez-vous

Arrivé sur place j’ai découverts un personnel adorable qui m’a tout de suite mis en confiance alors que j’étais ultra stressé !
Concrètement lors de ce RDV une infirmière m’a posé des questions (sur moi, les relations que j’avais, la méthode de contraception utilisé jusque là, la date de mes dernière règles…), fais des prises de sang et expliqué ce que c’était, comment ça marchait etc…

Puis un second RDV a été pris un matin une dizaine de jours plus tard pour la pause.
J’ai été pris en charge par la gynéco et son assistante. Elles m’ont tout de suite mis à l’aise en parlant de tout et de rien. On sentait là la force de leur duo, distraire pour oublier un peu ce qu’il se passait un peu plus bas.
La pose s’est très bien passé, j’ai ressentis une douleur très étrange et difficile à décrire. Si pendant mes règles j’avais mal au ventre sans trop savoir où là je le savais parfaitement.
Elle m’ont ensuite donner un verre d’eau et pris ma tension ainsi que mon taux d’oxygène dans le sang.
Le reste de la journée s’est passé normalement avec des grosses crampes par moment ainsi qu’un mal de ventre similaire à celui ressenti lors de mes règles et beaucoup de fatigue. Quelques gouttes de sang se sont aussi invités à la partie.

J+1 : Fatigue et mal de ventre toujours présent et encore quelques gouttes de sang.

J+1 soir : de quelques gouttes nous sommes passé à l’abondance de sang comme un 1er/2eme jour de règles ce qui m’a énormément surpris puisque je les avais eu 2 semaines avant. Elles ont donc duré 4jours avec une un peu plus forte abondance que d’habitude.

M+1 : ma peau a légèrement granulé avec des petits boutons autour des règles, j’ai ressentis des fortes crampes quelques fois et des plus petites plus régulièrement. Mes règles sont arrivées avec une semaine d’avance et une abondance encore plus forte de le mois précédent.


Bilan

Aujourd’hui nous somme mi juillet, cela fait donc 2 mois que j’ai arrêté la pilule et que je suis passée au stérilet en cuivre.

Mes règles sont revenues très rapidement et ont l’air plutôt réglé (arrivé à la date prévus ce mois-ci, affaire à suivre),
Pas de problème à utiliser la Cup,
Ma peau ne me fait (pas encore) de gros caprice, et je la régule du mieux que  je peux avec de l’aromathérapie (je vous en parlerai bientôt),
Mes cheveux sont inchangés,
Les maux de ventres ont presque entièrement disparu, je traque avec une application pour voir quand ils arrivent et à quoi ils correspondent (ovulation, PPM),
Ma libido revient petit à petit,
J’ai un peu moins de sauts d’humeur,
Je mange beaucoup moins mes émotions, et si j’ai encore du mal à les contrôler elles, j’arrive beaucoup mieux à me contrôler moi (donc je les contrôle elles vous croyez ?)

Moi après avoir sauté le pas
Moi après avoir sauté le pas et peté ma barrière

Je sais aussi que ces résultats ne sont pas définitif encore car mon corps doit d’abord évacuer toutes les hormones de synthèses que je lui ai donné ces 3 dernière années mais je suis pour le moment très satisfaite d’avoir osé sauter le pas.

 

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